Six mois plus tard, tandis que Peyo travaille sur une nouvelle aventure de Johan et Pirlouit, l'idée lui vient de créer une communauté de lutins bleus. Leur nom? Pourquoi pas les Schtroumpfs? Les lecteurs de la "Flûte à six trous" devenue la « flûte à six schtroumpfs » sont d'emblée fascinés par ces sympathiques petits farfadets.
En 1959, Yvan Delporte, alors rédacteur en chef de l'hebdomadaire "Spirou", demande à Peyo d'imaginer une histoire courte avec pour vedettes les Schtroumpfs. Le succès des "Schtroumpfs Noirs" fut tel que Peyo se mit à imaginer d'autres mini-récits. L'année suivante, à la suite du succès remporté par l'album de Johan et Pirlouit, rebaptisé "La Flûte à six Schtroumpfs", publié aux Editions Dupuis, Peyo décide de redessiner les premiers épisodes et les adapte en albums grand format (toujours pour Dupuis). La notoriété grandissante des Schtroumpfs contraint Peyo à créer son propre studio et à s'entourer d'une importante équipe de collaborateurs. Walthéry, Roger Leloup, De Gieter, Wasterlain, Derib, futures vedettes de la bande dessinée, y feront leurs premiers pas.
Très rapidement, le succès des Schtroumpfs s'impose au-delà des frontières de la Belgique. Dès 1959, le cinéma d'animation s'empare des Schtroumpfs. Neuf courts métrages verront le jour dans les studios de TV Animation. En 1975, la société Belvision en fait les héros d'un long métrage intitulé "La Flûte à six Schtroumpfs". Trois autres longs métrages suivront et connaîtront le même succès.
Les années 80 concrétisent l'internationalisation des Schtroumpfs. En 1981, les studios Hanna-Barbera entreprennent la réalisation d'une longue série de téléfilms (256 épisodes) aujourd'hui célèbres dans le monde entier. Parallèlement à ce triomphe télévisuel planétaire, des millions de produits dérivés (figurines, peluches, jouets...) viennent alimenter cette véritable "Schtroumpf-mania". Les Schtroumpfs deviennent un véritable phénomène de société.
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